DIMES ET OFFRANDES Par Guy Rémi PAMBOU


En effet, il me semble que c'est l'obstacle à l'exaucement des prières sur lequel ces derniers temps, beaucoup de prédicateurs insistent intensément, pour des raisons le plus souvent intéressées. Au point où les enseignements sur la dîme et les offrandes deviennent de plus en plus douteux et volontairement orientés vers le gain, l'avarice et l'enrichissement. Il est enseigné que pour recevoir les bénédictions de DIEU, il faut au préalable beaucoup donner.

Il existe même des églises où chaque rassemblement est une occasion toute indiquée, pour exercer la culpabilité financière sur le peuple.

Mais toutes ces raisons qui attristent le cœur de DIEU, ne remettent quand même pas en question le fait que, la négligence dans les offrandes et dans la dîme constitue un obstacle à l'exaucement. C'est ce que DIEU fera connaître aux enfants d'Israël.

Malachie 3 : 8-9 " Un homme trompe t-il DIEU ? Car vous me trompez. Et vous dites : En quoi t'avons nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes "

" Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière "


Les enfants d'Israël attendaient des Bénédictions, mais elles n'arrivaient pas. Les malédictions les frappaient, et, plutôt que de se remettre en question, ils avaient choisi de remettre la fidélité et la justice de DIEU en question, allant même jusqu'à contester avec LUI. Alors DIEU les met devant leurs péchés, en stigmatisant leurs comportements indignes dans les dîmes et les offrandes, lesquels comportements auront constitué à terme, des obstacles pour les bénédictions.

Les enfants d'Israël étaient alors, plus préoccupés par leurs propres affaires, plutôt que par celles de DIEU, aussi ne pouvaient-ils être bénis.

L'ETERNEL avait institué la dîme : Elle représentait la dixième partie de tout ce que les israélites produiraient, et sa réglementation était stricte et précise.

Lévitique 27 : 30 " Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l'Eternel ; c'est une chose consacrée à l'Eternel "

Nombre 18 : 21 " Je donne comme possession aux fils de Lévi toute la dîme en Israël, pour le service qu'ils font, le service dans la tente d'assignation "
Deuteronome 14 : 28-29 " Au bout de trois ans, tu sortiras toute la dîme de tes produits pendant la troisième année, et tu la déposeras dans tes portes "
" Alors viendront le lévite, qui n'a ni part ni héritage avec toi, l'étranger, l'orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, et ils mangeront et se rassasieront, afin que l'Eternel ton DIEU te bénisse dans tous les travaux que tu entreprendras des tes mains "


Nous avons là, les différents destinataires de la dîme : Le Lévite, l'étranger, l'orphelin et la veuve.

Le lévite qui s'occupait uniquement du service de DIEU, était le principal destinataire de la dîme, c'est pour cela qu'aujourd'hui, dans de nombreuses Eglises, la dîme sert à payer le salaire des serviteurs de DIEU.

Mais la dîme servait également à subvenir aux besoins de ceux qui étaient dans le dénuement, tels que l'étranger, la veuve, et l'orphelin. Il semble que ces autres destinataires soient mis volontairement en oubli dans les différents enseignements sur la dîme, alors que les besoins des pasteurs sont sans cesse mis en avant, pour inciter les membres à donner leurs dîmes.

La veuve, l'orphelin et l'étranger représentaient des catégories ayant besoin d'aide en Israël. Aujourd'hui dans nos Eglises, nous avons des frères et des sœurs dans le besoin, et qui seraient soulagés de bénéficier de temps à temps de la dîme, de sorte que les pasteurs ne soient pas les seuls à en bénéficier.

Dans tous les cas, le chrétien est responsable devant Dieu de la gestion de son argent, et c'est avec le saint Esprit que chaque usage doit être fait; Dans ce sens, le chrétien n'est pas obligé de donner qu'à l'Eglise ou au pasteur, il peut selon l'inspiration de Dieu donner directement sa dîme au pasteur, à un frère ou une sœur dans le besoin, voire même à une personne qui n'est pas de son église locale, même un autre pasteur. Tout ceci dans la liberté du saint Esprit.

Il est une autre chose importante concernant la dîme telle qu'elle est faussement enseignée: La dîme était volontaire et libre, elle n'était pas forcée. Ce qui hélas ne semble plus être le cas de nos jours. Dans de nombreuses communautés, les fidèles subissent à presque toutes les réunions, un véritable matraquage sur la dîme ou les offrandes, devenus les sujets éternels et invariables des prédications.

Les membres sont ainsi culpabilisés et accusés par le moyen des versets bibliques bien orientés. Or tout ce que l'on fait pour DIEU se doit d'être volontaire et libre. Le Seigneur JESUS CHRIST ne force personne, et n'oblige personne.

2Corinthiens 9 : 7 " Que chacun donne comme il l'a résolu dans son cœur, sans tristesse ni contrainte ; Car DIEU aime celui qui donne avec joie "

Le Seigneur JESUS aime ceux qui donnent sans contrainte. Mais ce qui est donné avec tristesse et dans la contrainte, pensez-vous que cela fasse plaisir à DIEU ? Ce qui est donné dans la peur et dans la culpabilité est une offense à DIEU, il vaut mieux il me semble le conserver pour soi, plutôt que de le donner dans des mauvaises dispositions du cœur.

Dans certains de ces faux enseignements sur la dîme et les offrandes, il est dit que c'est le moyen assuré d'être béni, car plus on donne à DIEU, plus DIEU donne. C'est là un enseignement dangereux basé sur l'intéressement, comme si les bénédictions de DIEU pouvaient s'acheter.

Moi je vous dis au Nom du Seigneur JESUS CHRIST que même si vous donnez des millions et que vous ne répondiez pas aux conditions d'exaucement, vous n'obtiendrez rien du Seigneur JESUS ; Si vous commettez l'adultère ou la fornication, vos dîmes régulières ne vous feront pas gagner les bénédictions de DIEU ; Si votre cœur est plein de rancœur et d'amertume, refusant de pardonner, vos dîmes ne débloqueront pas les bénédictions.

A ceux qui pensent le contraire, je dis comme Pierre à Simon le magicien : " Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de DIEU (les bénédictions) s'acquéraient à prix d'argent " (Actes 8 : 20).

Néanmoins, il demeure vrai qu'une grande bénédiction est attachée dans la fidélité dans la dîme.

Malachie 3 : 8 " Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, et vous dites : En quoi t'avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes "

" Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière! "
" Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison; mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance "
" Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l'Éternel des armées "
" Toutes les nations vous diront heureux, car vous serez un pays de délices, dit l'Éternel des armées "


Auteur : Guy Remi PAMBOU 



A PROPOS DE LA DIME



 


Avant de commencer mon examen de la Bible sur le sujet, je tiens à préciser que je ne suis pas là pour condamner la pratique de qui que ce soit, si je tends à dire que la dîme n’est pas applicable tel que nous l’entendons parfois : C'est-à-dire un don de 10 % de ses revenus à l’église de manière légale, lié à une bénédiction ou voire une malédiction. De plus, je précise que ce que je dis ne représente pas forcément non plus la pensée de toute les églises du mouvement dont je suis pasteur, ce qui fait que par respect pour mes frères et soeurs, je n'en fait pas non plus "un cheval de bataille". Au contraire, si quelqu’un le fait, c’est bien, qu’il continu de le faire, mais non comme une œuvre, mais comme une offrande gratuite.

L'offrande est une chose importante dans la vie du chrétien, dans l'histoire de la veuve avec ses deux pièces, on retient souvent la conclusion, mais l'introduction est elle aussi intéressante. Il nous est dit que Jésus s'est assis devant le tronc pour regarder ce que les gens faisaient ...

Je te propose un examen des différents textes bibliques qui traitent ce sujet, ainsi qu’une réponse à certains arguments prononcés en faveur de la dîme. Mon but n’est pas de convaincre qui que ce soit, mais de partager un sujet que j’ai eu à cœur à une époque d’assez profondément étudier et de donner mes conclusions.

Les textes qui instituent la dîme 

La première et primordiale constatation à faire, est que la dîme n’a jamais été un don de 10 % de ses revenus au temple (le parallèle avec un don de 10 % à l’église n’est donc nullement justifiable de cette manière).

Deutéronome 14 :22-29 « Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année. Et tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira pour y faire résider son nom, la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l'Éternel, ton Dieu. Peut-être lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura béni, le chemin sera-t-il trop long pour que tu puisses transporter ta dîme, à cause de ton éloignement du lieu qu'aura choisi l'Éternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom. Alors, tu échangeras ta dîme contre de l'argent, tu serreras cet argent dans ta main, et tu iras au lieu que l'Éternel, ton Dieu, aura choisi. Là, tu achèteras avec l'argent tout ce que tu désireras, des boeufs, des brebis, du vin et des liqueurs fortes, tout ce qui te fera plaisir, tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, et tu te réjouiras, toi et ta famille. Tu ne délaisseras point le Lévite qui sera dans tes portes, car il n'a ni part ni héritage avec toi. Au bout de trois ans, tu sortiras toute la dîme de tes produits pendant la troisième année, et tu la déposeras dans tes portes. Alors viendront le Lévite, qui n'a ni part ni héritage avec toi, l'étranger, l'orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, et ils mangeront et se rassasieront, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tous les travaux que tu entreprendras de tes mains. »

Deutéronome 26 :12-13 « Lorsque tu auras achevé de lever toute la dîme de tes produits, la troisième année, l'année de la dîme, tu la donneras au Lévite, à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve; et ils mangeront et se rassasieront, dans tes portes. Tu diras devant l'Éternel, ton Dieu: J'ai ôté de ma maison ce qui est consacré, et je l'ai donné au Lévite, à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve, selon tous les ordres que tu m'as prescrits; je n'ai transgressé ni oublié aucun de tes commandements. » 

Pendant deux années consécutives, la dîme était consommée de manière rituelle en ne délaissant pas le lévite, et la troisième année, on déposait ses 10 % devant sa porte et tout les lévites, ainsi que tous ceux dans le besoin pouvaient venir s’en rassasier. La dîme était donc une œuvre sociale envers les nécessiteux.

Remarquons par la même occasion que dans le passage où Jésus parle de l’annulation de la parole de Dieu au profit de la tradition, en Marc 7, il prend comme exemple le fait que les pharisiens enseignaient qu’on était libre de ses obligations sociales vis à vis de ses parents si on donnait l’argent au temple, la dîme est-elle donc plus importante que le secours du frère dans le besoin, ou mieux de ses parents dans le besoin? Selon ceux qui enseignent avec le plus de ferveur la dîme, oui, puisque ne pas aider son prochain est un égoïsme, un manque de notre foi (voire de la sagesse si nous-mêmes, nous sommes dans le besoin disent certains), mais ne pas donner sa dîme, c’est voler Dieu.

En conclusion, l’enseignement qui consiste à affirmer que l’on vole Dieu en ne lui rendant pas ce qui lui est dû, est plus grave que de ne pas aider un frère dans le besoin...

Maintenant, le verset souvent pris en référence par ceux qui enseignent la Dîme se trouve en :

Malachie 7-10 «Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, Vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l'Éternel des armées. Et vous dites: En quoi devons-nous revenir? Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, Et vous dites: En quoi t'avons-nous trompé? Dans les dîmes et les offrandes. Vous êtes frappés par la malédiction, Et vous me trompez, La nation tout entière! Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, Dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. »

Mais voilà, Dieu dit effectivement qu’on le vole (trompe) en ne donnant pas la dîme, mais de quelle dîme, les 10 % que l’on doit donner au temple (qui n'existait pas) ou aux lévites et au social…

Car si on ne sort pas ce verset de son contexte et qu'on lit les deux versets précédents, on trouve avec surprise au verset 5 du même chapitre «Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l'orphelin, Qui font tort à l'étranger, et ne me craignent pas, Dit l'Éternel des armées. »

On vole l’Eternel, non pas en ne donnant pas 10% au Temple, mais en retenant ce qui est dû par la dîme à la veuve et l’orphelin.

Lire une partie du texte de Malachie en oubliant les deux versets précédents et Deutéronome 14 d'où la prescription est tirée est à mon avis se servir de la Parole de Dieu hors contexte pour lui faire dire une chose qu'elle ne dit pas.


Jésus lui-même pouvait dire que celui qui ne ferait pas ces choses (le social) au plus petit d’entre les hommes, c’est à lui que nous ne le faisons pas …(le verset 10 parle bien de nourriture et non d’argent dans la maison de l’Eternel, selon l'enseignement de Deutéronome.)

Quand est il du Nouveau Testament ? 

Eh bien de manière fort surprenante, (je vais en choquer quelques-uns, mais l’ironie m’amuse un peu parfois) on parle plus de Marie que de la Dîme dans le NT (pas dans nos églises en tout cas parfois …)

En fait le NT n’en parle presque jamais, et surtout, il n’en parle pas là où se serait logique d’en parler, si ceux qui proclament le plus fortement cette doctrine de nos jours l’avait écrit.

Le NT n’en parle que 9 fois, dont 6 dans le même chapitre d’Hébreux 7 (et non pas en tant que doctrine, mais narration d’histoire sans aucune injonction doctrinale concernant ce sujet en particulier)

Pour les 3 autres passages : le jeune homme riche que Jésus rencontre en Luc 18, un homme presque parfait, qui faisait tout bien depuis sa naissance, et même, il donnait sa Dîme. Et malgré les enseignements contemporains qui nous disent que c’est aussi une manière de détacher nos cœurs de l’argent et du Dieu Mammon, ben chez lui, ça n’a pas fonctionné (lisez l’histoire pour ceux qui ne la connaissent pas ) Un jeune homme bien, qui respecte toute la Loi depuis sa naissance, et pourtant, même le respect de la pratique de la Dîme ne lui a pas permis d’aller plus loin dans cette démarche, tout vendre pour le donner aux pauvres, au contraire de Zachée, qui lui, vu la description que nous en avons, ne devait certainement pas attacher beaucoup d'importance à la dîme avant sa rencontre avec Jésus.

Les deux autres fois sont dans les versets parallèles de Matthieu et Luc (donc qu’une fois) :


Matthieu 23 :23 « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. »

« C’est là ce qu’il fallait pratiquer » difficile d’en déduire une doctrine pour chacun d’entre nous, et encore moins de justifier un changement du sens de la dîme, passer d’une consommation rituelle en partageant et donnant aux lévites et nécessiteux, au don de 10 % aux églises. (D'ailleurs, Jésus parle aussi de nourriture, en citant qu'ils le faisaient dans les moindres détails, ils n'oubliaient pas les épices), de plus, dans le contexte, Jésus fait des reproches aux pharisiens, il me semble donc un peu difficile de tirer une doctrine d'une phrase qui me semble ironique dans un contexte de reproche.

Maintenant, si le fait que la Parole ne parle que de manière très parcimonieuse et sans rien préconiser par rapport à une doctrine fondamentale peut être surprenant, ce qui l’est autant, c’est que dans tous les passages où il eut était logique que l’on entende parler de la dîme, on ne la retrouve nulle part.

Dans de nombreux passages, nous retrouvons les auteurs du Nouveau Testament donner un certain nombre de recommandations pratiques sur la vie chrétienne, et dans tous ces passages, un élément si fondamental aurait été « oublié » (lisez les recommandations en Romains 12 et 13, celles de Paul à Timothée, les nombreuses recommandations aux Corinthiens …), alors qu’il y a de nombreuses recommandations sur les choses que le chrétien ne doit pas faire pour plaire à Dieu, et celles qu’il doit au contraire pratiquer pour marcher dans la justice, la dîme n’est jamais mentionnée, ce qui est d'autant plus surprenant, si l'on est persuadé qu'une bénédiction et surtout une malédiction en découle, même des épîtres comme Corinthiens ou Timothée qui parlent vraiment de la vie d'église ne mentionnent pas ce point, alors qu'elles parlent d'argent et d'offrandes tout de même.

La dîme ne fait pas non plus partie des prescriptions à donner aux non juifs convertis dans actes 15 alors qu’avant, il est écrit «Car il a paru bon au SAINT ESPRIT et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire » analysez les mots de ce verset, la dîme ne semblant pas faire partie du nécessaire)

Dans l’Apocalypse, alors que Jésus félicite et reproche aux 7 églises telles ou telles choses, rien sur la dîme, même pas une félicitation à une église qui aurait été fidèle dans ce domaine, ni un reproche à une qui l’auraient abandonné, ce qui contraste un peu avec l’importance de cette doctrine et de son respect selon certains enseignants de nos églises…

Le silence le plus absolu du Nouveau Testament me semble tout de même vraiment contraster avec l’importance accordée par certains à son enseignement. Voler Dieu me semble si terrible comme terme, que je ne comprends pas pourquoi aucun apôtre n’ai eu à cœur de prévenir les chrétiens qui n’étaient pas issu du judaïsme, et qui donc n’avaient aucune raison de naturellement donner la dîme, n'en connaissant même pas l'existence.

Pourtant, l’argent n’est pas un sujet tabou dans le NT, le soutien aux églises, aux saints, aux pauvres, les collectes … y sont mentionnés, pourquoi alors aucun enseignement sur la Dîme n’y est apporté si son importance était si capitale. La seule épître qui en parle, c’est celle des Hébreux, qui s’adressent à des gens qui savent ce que c'est, mais, de manière surprenante, toutes les épîtres adressées à des « gentils », et donc qui auraient eu besoin d’une explication sur le sujet, rien du tout ?

Maintenant, étudions rapidement ce que peut signifier de conserver ce principe.

La loi juive peut se diviser au moins en trois parties :


L’aspect morale, ce qui concerne la conduite juste dans la sanctification d’un être humain, et bien sur, tout ses principes n’ont pas été transformés dans le Nouveau Testament, au contraire, ils sont même appuyés plus fortement encore, et Jésus est mort sur la croix pour que justement, l’homme puisse recevoir le pardon pour ses manquements dans ce domaine.


L’aspect cultuel, C’est à dire ce qui est lié au culte avec ses différentes actions à accomplir, sacrifices, cérémonies, pèlerinages et autres actes de purifications… et là, nous savons que ces choses sont maintenant accomplies en Jésus, et que nous n’avons plus à nous placer sous la loi quant à ces principes.


(L’aspect Culturel, que je n’aborderais pas ici, sur lesquelles tout croyants n’est pas d’accord)

Il me semble que la dîme faisait logiquement partie de l’aspect « cultuel » de la loi plus que de l’aspect moral, de l’aspect cultuel lié à la pratique, aux choses à faire pour accomplir le culte, la question est donc, pourquoi serait-ce la seule prescription d’ordre cultuelle de l’Ancien Testament que nous aurions encore à accomplir dans le Nouveau ?


Où dans la Bible est-il précisé que la dîme n’a pas disparu comme les autres choses que le peuple juif avait à faire dans le cadre du culte et de ce qu’il devait faire lié au temple de Jérusalem et de la manière d’offrir une chose à Dieu? (Ce qui ne veut pas dire que l'on ne peut pas le considérer comme un principe, un fil conducteur, et en se sens, un excellent principe et un excellent fil conducteur)

De plus, l’enseignement traditionnel de la dîme insiste souvent sur une notion de bénédiction ou de malédiction en fonction du fait de la donner ou non. Cette façon de voir les choses me semble gênante pour deux raisons principales :

Il paraît impensable que la Bible n’ait pas été plus claire sur un sujet qui peut attirer sur l’enfant de Dieu la malédiction.  Attirer sur soit la malédiction est une chose grave, comment le livre qui doit nous enseigner ne l’aurait-il pas indiqué plus clairement, comment les apôtres qui écrivaient à des non juifs, non au courrant de ces choses ne les auraient-ils pas mis au courrant?

Lier la bénédiction et la malédiction à une œuvre que l’on doit obligatoirement pratiquer (dans le sens légal du terme), revient à ne plus justifier la bénédiction de l’Eternel par la grâce et la foi, mais par une œuvre de l’homme, message, comme nous le savons, contraire aux enseignements du Nouveau Testament. 


Considérer qu’un chrétien peut avoir une vie victorieuse ou chancelante selon qu’il donne la dîme ou non, me semble être une affirmation bien trop importante et grave, pour que si elle soit justifiée, la Bible ne le dise pas clairement ?


Est-elle restée muette sur les autres choses qui développent notre relation avec Dieu, prière, louange, humilité, service, fraternité? …

Un des arguments développés pour justifier la dîme, est de dire qu’elle est plus ancienne que la Loi de Moïse, mais, tout comme les sacrifices d’animaux et la circoncision, plus anciens eux aussi.


Abraham l’a donné à Melchisédech, mais les autres fois, il l’a donné à qui ? S’il le faisait, à part aux pauvres, aux veuves et aux orphelins … comme Jacob qui promet de la donner, on peut aussi se poser la question de savoir à qui?

Maintenant, je tiens à faire une précision importante, le fait que je considère que la Bible n’enseigne pas la dîme telle que souvent prêchée dans nos églises, ne veut pas dire qu’elle n’enseigne pas le fait de donner, bien au contraire. :


1Cor.16: 3; 2Cor.8: 2,9: 5,11,13; Heb.13: 16 Rom.12: 8 et 1Tim.6: 18 Actes 4: 32-3,

Le chrétien doit prendre conscience que les églises ont besoins d’argent pour vivre, que les œuvres sociales des églises ont besoin de financement, la mission aussi se développe avec de l’argent, que les nécessiteux doivent être soutenus… donner doit faire partie de la vie chrétienne normale, comme la prière, le jeune, l’assistance aux cultes, l’évangélisation …
Si certain décide de donner 10% de leur revenu, libre à eux, et certainement que le principe est bon, puisqu’il était un principe de la Loi, mais de le rendre obligatoire sous peine de malédiction, de penser que l’on ne donne pas d’offrande tant que l’on est au dessous de 10%, pire, d’empêcher certains de recevoir l’aide dont ils ont besoin sous prétexte que celui qui pouvait le faire ne le peu plus parce que il a déjà donné 10% et que plus il ne peut pas, me semble là totalement en désaccord avec l’enseignement de la Bible, et particulièrement de Jésus lui-même en Marc 7.


Mais il est vrai que je ne peux qu'encourager les chrétien à appliquer le principe de la dîme, de considérer qu'il est bon de donner 10 % de ses revenus, à son église (elle a des frais), aux oeuvres chrétiennes, pour soutenir un frère dans le besoin.... Plein de bonnes raisons. Je crois vraiment que le principe est bon, la manière dont il est enseigné est souvent elle pas géniale, et à partir du moment où il s'agit d'un bon principe, et non d'une loi, sa pratique ou non ne relève en aucun cas de pécher ou non.

Certains parleront de témoignages personnels pour attester de la véracité de la Dîme, personnellement, et malgré les idées que je développe ci dessus, je pourrais moi aussi en donner un extraordinaire de la sollicitude de Dieu, mais bien sur, je ne peux pas l’attribuer à une « récompense » pour une fidélité dans la dîme légaliste, puisque ce n’est pas mon cas, mais au fait que Dieu aime ses enfants. Combien je donne, personne n’en sais rien, et c'est mieux ainsi, Jésus demandant que ma main droite ne sache pas combien ma gauche donne, puisque je n’ai pas fixé un pourcentage public. Si tu respectes la Dîme comme une loi, et non comme une foi, ta main droite sait ce que fait ta gauche.

Maintenant, si quelqu’un peut me prouver par la Bible, et non par un témoignage de bénédiction (j’en ai aussi comme je l’ai dit), que je me trompe, je reviendrais bien sur ma position pour me plier à la volonté de Dieu. Malheureusement, je dois l’avouer, certains chrétiens m'ont mis en garde en me disant que je m’avancé sur une voie de perdition. Mais, il se trouve que l’exposé ci dessus s’appuie entièrement sur la Parole. Sur les textes parlants de la dîme dans la Bible, et sur une forme d’explication concernant les textes qui justement ne s’y trouvent pas. Si je me trompe, et que quelqu’un, par un exposé aussi clair, appuyé sur la Parole me le prouve, je lui en serais reconnaissant. Mais j’avoue que dès le début j’ai des doutes, car comme mentionné ci dessus, le fait que le Nouveau Testament soit muet sur le sujet ne facilite pas les choses pour l'enseigner, et le fait que l’Ancien Testament enseigne autre chose que le Don de 10 % tout simple, ne le permettra pas plus facilement, enfin, selon moi, mais nobody is perfect. Et si quelqu’un me le démontre par la Parole, je suis tout ouie…